Mercredi, novembre 24th, 2010...20:59

Les logiciels d’aide à l’écriture

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Au cours des dernières années, et notamment entre 2003 et 2008, quand les tentatives d’écriture de mon premier roman étaient désordonnées et vouées, de fait, à l’échec, j’ai cherché mon salut dans l’informatique et dans les logiciels d’aide à l’écriture.

Après avoir essayé une ou deux solutions commerciales, comme Histoires d’Ecrire 2, plutôt intéressant dans l’approche, j’ai beaucoup exploré les logiciels libres et / ou gratuits. Cette expérience pouvait intéresser nombre d’entre vous, voici le résultat de mes pérégrinations.

Développer son idée et sa créativité

De ce point de vue, le mind mapping  (la cartographie de l’esprit, en traduction littérale), la réalisation de cartes mentales, est assez utile. Au-delà d’être un logiciel, c’est une technique assez intéressante, qui consiste à poser sur le papier toutes les idées qui vous viennent en tête sur un thème précis, de les relier entre elles, de les hiérarchiser et de les développer. Certains d’entre vous l’assimileront à de l’écriture automatique : sur le principe, au moins au départ, nous n’en sommes pas très loin.

Pour cet aspect du travail préparatoire, j’en retiendrai pour ma part trois :


- le plus connu, et sans doute le plus polyvalent, est Freemind. Sobre dans son interface et dans son rendu, à la traduction française parfaite, il est très facile à appréhender pour les débutants et donne assez rapidement des résultats. Dans ses utilisations les plus poussées, il peut permettre de représenter graphiquement et de relier des sources d’informations, des documents,…

- moins connu, mais aussi parce qu’il est issu d’un logiciel commercial devenu gratuit dans sa version de base que très récemment, XMind présente plusieurs attraits : visuellement, c’est probablement le plus attractif, très adapté à des présentations sophistiquées. Maintenant, la disposition des objets (mots-clés,…) les uns par rapport aux autres étant dynamique, il n’est pas toujours facile de figer la vue pour obtenir ce que l’on souhaite. Les fonctionnalités les plus poussées ne sont disponibles qu’en version payante. La version française est également disponible.

- le plus pointu, sans doute parce que développé par une université britannique et la NASA au départ, est Compendium. Son approche, à la fois multi-support (texte, son, image, vidéo), et adaptée au travail en groupe, en fond un outil d’une puissance telle qu’un utilisateur isolé peinera à l’exploiter à sa pleine mesure. Il est un monde virtuel à lui tout seul, dans lequel il est facile de se perdre. Et il est évidemment disponible uniquement en anglais, et techniquement pas nécessaire à la portée de tout le monde.

S’il fallait n’en choisir qu’un, donc, j’opterai pour Freemind, très nettement supérieur.

Organiser, structurer et réaliser ses travaux d’écriture

Oublions d’entrée les listes de tâches et autres logiciels issus de la méthode GTD (Getting Things Done, de David Allen) . En matière d’organisation personnelle, c’est certainement utile quand on doit gérer un agenda démentiel ou conduire de multiples projets en simultané. Il existe néanmoins quelques projets plus particulièrement dédiés à l’écriture sous toutes ses formes :

- CeltX est un logiciel apparemment très complet, l’interface est très réussie, la traduction française impeccable. Il couvre l’intégralité du champ d’un travail d’écriture (création des personnages, des lieux, structure du texte, rédaction). Si vous écrivez pour le théâtre, en vous projetant déjà en partie dans la mise en scène, et encore à plus forte raison pour le cinéma, l’outil est de loin le plus adapté et le plus réussi : il se revendique comme un outil de pré-production . Seul bémol : le pack “Writer” est un supplément payant. Ce qui n’empêche pas qu’il vaut le coup d’oeil et mérite de passer quelques heures à l’essayer.

- yWriter5 est australien, développé par un auteur de science-fiction également informaticien. Visuellement plus austère que CeltX, il est néanmoins intéressant dans son approche, et plus particulièrement focalisé sur la phase d’écriture en elle-même (j’aime l’idée d’évaluation de chaque scène ou de chaque chapitre,…).

- StoryBook, enfin, est un logiciel suisse, à mi-chemin en terme d’ergonomie et d’interface de CeltX et d’yWriter5. Contrairement aux deux premiers, il ne gère pas la phase d’écriture, mais se concentre sur la structuration de votre livre. Une fois familiarisé avec sa philosophie et ses différentes fonctions, il est plutôt réussi, agréable et efficace de mon point de vue, avec de vrais apports en matière de visualisation graphique et d’exportation des données. J’ai d’ailleurs à un moment contribué à la mise à jour de sa traduction française. Et je l’ai utilisé pour poser au propre le canevas de mon deuxième roman.

Vous l’aurez compris, j’ai un faible pour StoryBook, mais beaucoup pourraient trouver leur bonheur en utilisant CeltX.

Dans la pratique…

Pour ne rien vous cacher, j’utilise pour ma part toujours le crayon et le papier pour collecter mes idées, réaliser la première trame de mon récit, ou la retravailler en cours de route. Ces outils me servent surtout à mettre au propre mes gribouillages, et à tester des changements sur lesquels j’hésite. Quant à l’outil de rédaction, ou même pour établir mes fiches de personnages et mes lieux, j’en reviens toujours au logiciel de traitement de texte (Word ou OpenOffice, peu importe).

PS : Si vous en connaissez d’autres, ou que vous voulez apporter votre témoignage sur un des logiciels que j’ai cité, n’hésitez pas à commenter cet article !



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