<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>De l&#039;autre côté du livre</title>
	<atom:link href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr</link>
	<description>Le blog de Christopher Selac sur la plateforme livreaucentre.fr</description>
	<lastBuildDate>Sat, 17 Nov 2012 23:00:53 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>D&#8217;un tome à l&#8217;autre&#8230;</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/18/dun-tome-a-lautre/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/18/dun-tome-a-lautre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 23:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[transfert]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=909</guid>
		<description><![CDATA[
De l&#8217;autre côté du livre a deux ans !
C&#8217;était le 18 novembre 2010. Je publiais mon premier billet sur ce blog. 110 &#8220;articles&#8221; plus tard, il est temps de tourner une page, de mettre un point final (mais de laisser accessible en lecture) ce tome 1.
Je tiens à remercier Ciclic &#8211; Livre au Centre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: center"><a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/11/Two-year-candle-on-birthday-cake1790.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-910" title="Two-year-candle-on-birthday-cake1790" src="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/11/Two-year-candle-on-birthday-cake1790-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></h1>
<h2 style="text-align: center"><span style="color: #3366ff">De l&#8217;autre côté du livre a deux ans !</span></h2>
<p style="text-align: justify">C&#8217;était le 18 novembre 2010. Je publiais <a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/2010/11/18/un-nouveau-depart/">mon premier billet sur ce blog</a>. 110 &#8220;articles&#8221; plus tard, il est temps de tourner une page, de mettre un point final (mais de laisser accessible en lecture) ce tome 1.</p>
<p style="text-align: justify">Je tiens à remercier Ciclic &#8211; Livre au Centre et toute son équipe pour cette belle initiative d&#8217;une plateforme de blog dédiée au livre, à la lecture et à l&#8217;écriture, gratuite, accessible. Elle m&#8217;a permis, tout au long de ces deux ans, de progressivement revenir vers Internet, vers un espace personnel, vers l&#8217;écriture en ligne. Elle m&#8217;a redonné goût au partage, elle m&#8217;a accompagné dans mon développement d&#8217;écrivain, dans la redécouverte aussi de l&#8217;écrit numérique et de ce qu&#8217;il était devenu en mon absence.</p>
<p style="text-align: justify">Je mûrissais le projet depuis quelques mois, depuis que j&#8217;avais touché les limites techniques, esthétiques de l&#8217;outil mis à disposition. Un besoin de liberté, aussi, s&#8217;était fait sentir. Il se concrétise aujourd&#8217;hui, en ce jour pour moi symbolique.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;histoire que je raconte ici depuis deux ans va se poursuivre. Ce n&#8217;est qu&#8217;un tome qui se referme, au moment même où un autre s&#8217;ouvre. A celles et ceux qui ont trouvé ici matière à satisfaire leur goût de lecture, leur curiosité, un intérêt quelconque pour ce que j&#8217;ai pu raconter, et à toutes celles et tous ceux qui ne me connaissent pas encore, je vous invite désormais à suivre mes traces de l&#8217;autre côté du livre, tome 2.</p>
<p style="text-align: justify">Et par une belle coïncidence, alors que ce changement était déjà en  préparation, il s&#8217;est passé ces dernières semaines beaucoup d&#8217;autres  choses. Pour tout savoir de ces excellentes nouvelles, et pour continuer ensemble ces belles aventures, il ne vous reste plus qu&#8217;à mettre vos marque-pages à jour&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Désormais, si vous voulez passer de l&#8217;autre côté du livre, il vous faudra passer par ici :</p>
<h1 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000"><a href="http://www.christopherselac.com" target="_blank">http://www.christopherselac.com</a></span></h1>
<p style="text-align: left">Merci à tous, et à très vite !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/18/dun-tome-a-lautre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>J-10</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/08/j-10/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/08/j-10/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Nov 2012 06:11:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[surprise]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=896</guid>
		<description><![CDATA[ 
Dans 10 jours, le 18 novembre très exactement, je vous réserve une journée riche en surprises. Faites une petite croix sur le calendrier, et n&#8217;oubliez pas de repasser par ici.
A très bientôt !
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 471px"><a href="http://www.flickr.com/photos/emdot/30839265/" target="_blank"><img class="    " title="black and white and top down, par Marya" src="http://farm1.staticflickr.com/23/30839265_08091377fa_z_d.jpg" alt="" width="461" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">black and white and top down, par Marya</p></div>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #3366ff"> </span></h3>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #3366ff">Dans 10 jours, le 18 novembre très exactement, je vous réserve une journée riche en surprises. Faites une petite croix sur le calendrier, et n&#8217;oubliez pas de repasser par ici.</span></h3>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #3366ff">A très bientôt !</span></h3>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/08/j-10/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Amour, par Anne-Charlotte Chéron</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/02/887/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/02/887/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 23:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vases communicants]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Charlotte Chéron]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[vases communicants]]></category>
		<category><![CDATA[vie antérieure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=887</guid>
		<description><![CDATA[Novembre. Si près de la Toussaint, et ce vendredi jour des Défunts, jour des Vases Communicants également. Le thème que j&#8217;ai proposé à Anne-Charlotte, une plongée dans notre prochaine vie antérieure, résonne en ces instants. Au final, deux textes très différents, le sien accueilli ici, le mien sur son blog, En marge(s). Et une pensée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Novembre. Si près de la Toussaint, et ce vendredi jour des Défunts, jour des <a href="http://rendezvousdesvases.blogspot.com/" target="_blank">Vases Communicants</a> également. Le thème que j&#8217;ai proposé à Anne-Charlotte, une plongée dans notre prochaine vie antérieure, résonne en ces instants. Au final, deux textes très différents, le sien accueilli ici, le mien sur son blog, <a href="http://feenmarges.blogspot.fr/" target="_blank">En marge(s)</a>. Et une pensée, comme tous aujourd&#8217;hui, pour Maryse Hache.<br />
</em></p>
<p><a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/11/Wald-Michael-Lange.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-888" title="Wald, Michael Lange" src="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/11/Wald-Michael-Lange-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>En marge de l’écriture d’un court texte pour les vases communicants, quelques aventures importunes se glissent entre les lignes de l’existence.</p>
<p>Croiser à un tournant la mort qui guettait et sommeillait. Signe avant coureur d’un désastre naturel.</p>
<p>On est aisément tenté de courir sa vie à perdre haleine pour oublier son échéance. Se voir rattraper. La mort a la coquetterie de nous habituer à sa présence.</p>
<p>C’est se croire tout puissant que d’imaginer une prochaine vie antérieure. C’est compter sur la robustesse de l’existence humaine et supposer sa souveraineté. Je me méfie de notre orgueil.</p>
<p>L’image de la mort en tout instant, en tout lieu. Dans les images, récits, films, conversations. L’expression de la terreur dans les journaux. La crainte, l’angoisse devant la faiblesse du corps et la folie humaine. Vouloir tenir à tout prix. Faire reculer l’échéance.</p>
<p>Aussi : des grands changements à venir qui perturbent le cours d’un flux qu’on pense naïvement &#8211; ou effrontément &#8211; continu. « Chaque fois que l&#8217;individu adulte perdra une continuité acquise au cours de sa vie, il se sentira saisi par la peur de mourir et voudra s&#8217;enfermer dans une continuité de la haine de tel ou tel autre identifié comme cause de cette peur. » écrit Luc Dardenne dans un brillant petit essai <em>Sur l’affaire humaine</em>.<sup> <a href="#_ftn1"><sup>[1]</sup></a></sup></p>
<p>*****</p>
<p>C’est dans cet état d’esprit qu’il faut envisager la possibilité d’une prochaine vie antérieure et de réfléchir à un autre que soi.</p>
<p>Il aurait été nécessaire de penser que nous eussions été capable de vivre là, de dire « je » à la place d’un autre Je, de savoir pour un autre, de penser encore, de recommencer là où la vie s’éteint, de croire en l’existence d’une antériorité et de ce fait présumer d’une continuité là où l’évidence est sensée s’incliner. L’imagination devrait être capable de cela.</p>
<p>Sartre et ses fichus mots. Sordide contingence. L’action seule en guise de rédemption. Persévérer en son être, avancer, encore et encore, avoir pour projet de dessiner son existence, acte après acte.</p>
<p>« Toute vie est insupportable puisqu’on nous la prend. »<a href="#_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a></p>
<p>Penser à une autre vie que la sienne, c’est aussi imaginer avoir à affronter à nouveau cette question essentielle, cette angoisse fondamentale. Que faire de notre mortalité ?</p>
<p>*****</p>
<p>&#8220;La riposte à la mort, c&#8217;est la participation vivante, c&#8217;est l&#8217;amour.”<a href="#_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a></p>
<p>Te choisir, toi.</p>
<p>Me glisser dans tes pas, suivre les concurrentes qui furent miennes, prendre le large, faire des choix, ne pas les regretter, partir à la conquête du monde à domicile ou ailleurs, ne pas pratiquer le tourisme, ne pas accorder d’importance aux bien matériels ni à l’argent, naître dans le creux d’une vallée, regarder la ville à distance, décentrer les axes, faire des fautes, des milliers de fautes, vivre un amour de neuf ans, souffrir, se reconstruire, reconstruire, souffrir, faire ma connaissance.</p>
<p><em>Comprendre tout de toi, lire dans tes silences, t’espionner sans en être suspectée.</em></p>
<p>Être un homme, coucher avec une femme, les premiers émois amoureux, jouir, pénétrer, aimer comme un homme, les caresses, croire en l’amour, ne pas en être déçu, avoir peur mais recommencer, croire en la vie, savoir la générosité, être à l’écoute, s’essayer à la justesse, ne pas trop croire en la justice ni en la démocratie, être inflexible, ne pas perdre de temps, ne pas céder, faire des choix, les assumer, avancer, être adulte, être responsable, décider, avoir conscience de ses faiblesses, les assumer, essayer encore, me rencontrer, me sauver.</p>
<p><em>Habiter les sentiments, ne plus vivre notre amour en surface. Avoir pour souvenir ma vie antérieure, notre relation passée écoutée dans une autre vie en mon corps. </em></p>
<p>Vivre à distance, ne pas avoir peur du changement, ne pas écrire ni appeler à distance, ne pas avoir besoin de parler, vivre seul, ne pas cultiver d’animosité à mon égards, ne pas en vouloir à autrui quand tu rencontres un danger ou trébuches sur un obstacle, ne pas laisser la colère grandir, avoir des projets, faire des films, ne pas trouver les mots, préférer les images, ne pas fuir l’existence, ne pas subir, ne pas voir en les circonstances des obligations, avoir le choix, assumer les possibilités, ne pas chercher d’excuses, m’apprendre la sérénité, la douceur de vivre, la paix, la simplicité.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Luc Dardenne, <em>Sur l’affaire humaine</em>, Éditions du Seuil</p>
<p><a href="#_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> Didier Péron au sujet du film <em>Amour </em>de Michael Haneke pour <em>Libération</em></p>
<p><a href="#_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Edgar Morin, <em>La violence du monde</em>, Éditions du Félin</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/11/02/887/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment nourrir des hésitations ?</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/24/comment-nourrir-des-hesitations/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/24/comment-nourrir-des-hesitations/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Oct 2012 11:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'affaire des Jumeaux de Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[dédicaces]]></category>
		<category><![CDATA[L'affaire des jumeaux de Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[réimpression]]></category>
		<category><![CDATA[salon du livre]]></category>
		<category><![CDATA[Vierzon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=879</guid>
		<description><![CDATA[
Ce samedi 20 octobre avait lieu à Vierzon, à quelques dizaines de kilomètres de mon antre, la première édition d&#8217;un salon du livre intitulé &#8220;T&#8217;as voulu lire Vierzon&#8221;, au Centre des Congrès. Retour, comme j&#8217;en ai pris l&#8217;habitude, sur un salon du livre&#8230;
Les temps sont durs
Pour nos amis lectrices et lecteurs, les poches sont vides [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="https://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/75754_4742073839512_328259184_n.jpg" alt="" width="213" height="296" /></p>
<p>Ce samedi 20 octobre avait lieu à Vierzon, à quelques dizaines de kilomètres de mon antre, la première édition d&#8217;un salon du livre intitulé &#8220;T&#8217;as voulu lire Vierzon&#8221;, au Centre des Congrès. Retour, comme j&#8217;en ai pris l&#8217;habitude, sur un salon du livre&#8230;</p>
<h3>Les temps sont durs</h3>
<p>Pour nos amis lectrices et lecteurs, les poches sont vides : la rentrée littéraire (en attendant la saison des prix) et les impôts locaux  sont passés il y a peu, repasseront en novembre. Au niveau des beaux livres, les  repérages pour  les futurs cadeaux de Noël. L&#8217;affluence du samedi matin est légère : jour de pluie, jour de marché,  Toute la journée les ventes sont timides, pour tout le monde. Côté éditeur aussi, les fêtes se préparent, les nouveautés sont sur le point de sortir. La trésorerie ne permet donc pas d&#8217;envisager d&#8217;ici la fin de l&#8217;année ou le début de l&#8217;année prochaine la réimpression de <strong><em>l&#8217;Affaire des Jumeaux de Bourges</em></strong>, dont l&#8217;intégralité du premier tirage est quasiment vendue : plus de 500 exemplaires écoulés à la mi-septembre (pour mémoire, mi-mai, seuls plus de deux cent exemplaires avaient été facturés) ! D&#8217;ailleurs, l&#8217;éditeur n&#8217;a amené au Salon qu&#8217;une quinzaine de livres, ce qui lui reste de stock. Le reste est en librairie.</p>
<p>Petite déception, mais j&#8217;étais la nouveauté l&#8217;année dernière à la même époque, je peux le comprendre, alors j&#8217;ai probablement contribué à décaler quelques réimpressions moi aussi.</p>
<h3>Quelques heures plus tard&#8230;</h3>
<p>Oui, mais&#8230; 2000 visiteurs plus tard (<a href="https://www.facebook.com/groups/322891024469557/" target="_blank">à en croire les organisateurs</a>), en fin de journée, l&#8217;heure du bilan sonne. Une des locomotives de la maison d&#8217;édition, présente 5 heures, arrive largement en tête du classement sur le stand (et au général du Salon, doit être deuxième derrière l&#8217;ancien maire de la ville, dont les mémoires sortaient juste de l&#8217;imprimeur). Et surprise, me voilà deuxième, avec mes cinq petits livres vendus, mais devant nouveautés de l&#8217;été et beaux livres. En raison livre par livre, mon roman se classe premier ex æquo de la maison en nombre d&#8217;exemplaires vendus.  Un succès dont tous se réjouissent, et qui me vaut une poignée de main chaleureuse de mon éditeur, qui ne répondra pas pour autant à la question que je lui lance : &#8220;<em>Tu es sûr que tu ne veux pas le réimprimer ?</em>&#8220;. Simplement une boutade de ma part, mais qu&#8217;il aurait sans doute lui aussi pouvoir prendre au sérieux. La réalité économique du moment, la fragilité des petites maisons d&#8217;édition, les priorités éditoriales, peuvent aussi jouer un rôle dans le devenir d&#8217;un auteur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/24/comment-nourrir-des-hesitations/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tentative de conte pour enfants n°2 : Léa ne veut pas dormir</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/08/tentative-de-contes-pour-enfants-n%c2%b02-lea-ne-veut-pas-dormir/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/08/tentative-de-contes-pour-enfants-n%c2%b02-lea-ne-veut-pas-dormir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 18:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[caprice]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[conte pour enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[heure du coucher]]></category>
		<category><![CDATA[peluche]]></category>
		<category><![CDATA[sommeil]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=868</guid>
		<description><![CDATA[


Ce soir, Léa et son petit frère vont au dodo de bonne heure. Demain, il y a école.
Maman a lu une histoire. Léa et Enzo se sont lavés les dents. Ils ont fait pipi tous les deux. Maintenant, tout le monde au lit !
Papa et Maman font un dernier câlin. Léa et Enzo ont leur doudou. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><a href="http://www.flickr.com/photos/jtf/3187229576/"><img class="  aligncenter" src="http://farm4.staticflickr.com/3405/3187229576_8c78037ac2_n_d.jpg" alt="Sans titre, par j.fur" width="320" height="273" align="middle" /></a></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.flickr.com/photos/jtf/3187229576/"></a><br />
Ce soir, Léa et son petit frère vont au dodo de bonne heure. Demain, il y a école.</p>
<p>Maman a lu une histoire. Léa et Enzo se sont lavés les dents. Ils ont fait pipi tous les deux. Maintenant, tout le monde au lit !</p>
<p>Papa et Maman font un dernier câlin. Léa et Enzo ont leur doudou. Léa et Enzo ont leur veilleuse. « Bonne nuit, faites de beaux rêves ».</p>
<p>Oui, mais… Léa ne veut pas dormir. Elle regarde l’heure. Qu’est-ce Papa et Maman que peuvent bien faire à cette heure-là ?</p>
<p>A pas de loups, elle redescend dans le salon. Papa regarde la télé. Maman lit un livre. « Je veux un dernier bisou », dit Léa.</p>
<p>Pourtant, Léa devrait être fatiguée. Elle s’est levée tôt. Elle est allée à la garderie, à l’école, à la piscine. Elle a fait de la corde à sauter à la récréation. Elle a eu un contrôle de géographie. Elle a fait ses devoirs. Elle a joué dans le jardin avec son petit frère avant de dîner.</p>
<p>Mais Léa n’arrive pas à s’endormir. Papa et Maman font un dernier bisou à Léa. Léa remonte dans sa chambre. Elle se remet au lit. Son petit frère dort déjà depuis un petit moment. « Bonne nuit, fais de beaux rêves, à demain ».</p>
<p>Mais Léa ne veut toujours pas dormir. Pourquoi Papa et Maman ne dorment-ils pas encore ? Tout doucement, Léa redescend dans le salon. « Moi aussi, je peux regarder la télé ? », demande Léa. Papa et Maman la grondent un peu. Puis elle retourne dans son lit. Mais Léa ne veut vraiment pas dormir.</p>
<p>Alors Léa retourne voir Papa et Maman. « Ma bouteille d’eau est vide », dit-elle. Il est tard, il faut dormir. Papa et Maman vont aller se coucher aussi. Demain, il y a école, Papa et Maman vont au travail. La bouteille remplie, posée sur la table de chevet, Léa peut dormir maintenant.</p>
<p>Mais Léa est inquiète. « Vous m’attendez pour dormir ?», demande-t-elle à Papa et Maman. Il est vraiment très tard. Alors Papa prend une grosse voix. Maman se fâche aussi. Demain, Léa sera fatiguée. Elle aura de mauvaises notes. Elle ne pourra pas jouer avec ses copines.</p>
<p>Papa et Maman montent avec Léa dans sa chambre. « D’abord, j’enlève le réveil ! », dit Maman. « Et moi, je te donne tes peluches préférées ! », rajouta Papa. « Demain, tu auras le droit de lire un livre ! », renchérit Maman.</p>
<p>Sans son réveil, Léa ne sait plus si il est tard ou pas. Elle serre très fort ses peluches préférées. « Vivement demain, que je puisse lire un livre », pense Léa. Plus tard, quand Papa et Maman partirent se coucher, c’est une petite fille dormant profondément qu’ils découvrirent dans son lit. Sans la réveiller, ils lui firent un gros bisou, comme chaque soir, avant de bien la recouvrir avec sa couverture pour qu’elle n’ait pas froid. Bonne nuit, grande Léa !</p>
<blockquote><p>Retrouvez ici la tentative n°1 : <a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/2011/09/05/tentaive-de-conte-pour-enfants-la-petite-histoire-que-personne-ne-voulait-jamais-raconter/" target="_blank">La petite histoire que personne ne voulait jamais raconter</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/08/tentative-de-contes-pour-enfants-n%c2%b02-lea-ne-veut-pas-dormir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tentative de rencontre, par Brigetoun</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/05/tentative-de-rencontre-par-brigetoun/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/05/tentative-de-rencontre-par-brigetoun/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Oct 2012 23:01:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vases communicants]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[brigetoun]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Célérier]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[vases communicants]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=858</guid>
		<description><![CDATA[Paumé, sans doute fallait-il l&#8217;être pour proposer à Brigitte Célérier, alias Brigetoun, dans le cadre de notre échange pour les vases communicants d&#8217;octobre, de s&#8217;attacher à dresser nos portraits croisés. Simplement à partir de choses lues, de ces fragments de l&#8217;autre trouvés sur Internet ou dans nos publications respectives, imaginer l&#8217;autre, le décrire&#8230; Si je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paumé, sans doute fallait-il l&#8217;être pour proposer à Brigitte Célérier, alias Brigetoun, dans le cadre de notre échange pour <a href="http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/http://" target="_blank">les vases communicants d&#8217;octobre</a>, de s&#8217;attacher à dresser nos portraits croisés. Simplement à partir de choses lues, de ces fragments de l&#8217;autre trouvés sur Internet ou dans nos publications respectives, imaginer l&#8217;autre, le décrire&#8230; Si je peux me permettre un conseil, lisez-le en essayant de vous mettre à ma place, et n&#8217;oubliez pas de remercier Brigetoun comme il se doit. En comparaison, <a href="http://brigetoun.blogspot.fr/2012/10/brigetoun.html" target="_blank">son portrait chez elle</a> paraît bien fade&#8230;</em></p>
<h2><strong>Tentative de rencontre</strong></h2>
<p><a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/10/23-9-pour-vase.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-859" title="23 9 pour vase" src="http://christopherselac.livreaucentre.fr/files/2012/10/23-9-pour-vase-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Paumée, petite vieille, est un peu intimidée – elle arrive, elle connaît mal.</p>
<p>Elle redit : suis petite vieille, suis paumée, j&#8217;arrive, je suis là – bon c&#8217;est fait, c&#8217;est un fait posé – alors, maintenant, elle regarde.</p>
<p>Elle est un peu intimidée (c&#8217;est vrai, ça elle ne l&#8217;a pas dit), elle trouve que c&#8217;est un bel et intelligent endroit.</p>
<p>Elle entre, elle découvre, ou le tente, le maître des lieux. Il s&#8217;appelle Christopher Selac, du moins ici. Ici et sur le/les livres.</p>
<p><em>Elle se dit : l&#8217;est jeune, plus que moi – a fait, plus que moi et vit en pays de pierres claires et de pentes d&#8217;ardoises bleues</em></p>
<p>Il raconte&#8230; Il y a écrire, vouloir écrire, vouloir raconter – et il y a eu la parution d&#8217;un premier livre, une histoire policière, avec une sacrée bonne-femme, <em>L&#8217;Affaire des Jumeaux de Bourges&#8230;</em></p>
<p>Il raconte&#8230; et Brigetoun paumée est un peu impressionnée – un écrivain – et puis elle oublie parce que elle aime ça : lire le plaisir du choix de la couverture, le récit, qui montre un beau détachement et un joli humour, de la première séance de dédicaces, et puis, peu à peu, l&#8217;installation, de lectures en salons, de rencontres en interviews : <em>être regardé comme un écrivain est une véritable expérience, à laquelle je peine parfois encore à m’habituer, pour diverses raisons qui dépendent beaucoup du regard affronté &#8211; </em>et, pour ceux qui ne seraient pas habitués à venir lire ici, elle conseille d&#8217;aller <a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/2011/11/27/etre-regarde-comme-un-ecrivain-poursuite-de-lapprentissage/" target="_blank">découvrir ces regards</a>.</p>
<p><em>Elle se dit : l&#8217;est jeune, plus que moi – a fait, plus que moi – a l&#8217;oeil affûté, indulgent sans faiblesse &#8211;  et vit au pays de pierres claires et de pentes d&#8217;ardoises bleues </em></p>
<p>Elle aime la distance qu&#8217;il maintient, cette façon de vivre pleinement ces moments sans doute importants, et de les dire comme on regarde. Elle se promène, elle veut suivre&#8230; parce qu&#8217;il y a les livres suivants, et ces petites notes comme une invitation pour sa curiosité.</p>
<p>Il y a celui qui s&#8217;est écrit peu à peu, qui est là, prêt à trouver qui l&#8217;éditera : <em>un dollar le baril</em>, celui qui vient, mûrit, demande temps et sérénité&#8230; va commencer à s&#8217;écrire : <em>trois coeurs en fusion,&#8230; </em>une nouvelle en projet&#8230;.</p>
<p><em>Elle se dit : l&#8217;est jeune, plus que moi – a fait, plus que moi – a l&#8217;oeil affûté, indulgent sans faiblesse – programme et plie les mots à son but, ou cache victorieusement sa bagarre, comme un bon artisan, si bon que créateur, et vit au pays de pierres claires et de pentes d&#8217;ardoises bleues</em></p>
<p>Et puis, plutôt, suivre les liens, revenir sur les lectures passées, trouver le conteur dans ses participations aux vases communicants, la diversité, la variété des tons, la souplesse, une façon d&#8217;être en accord avec ce qu&#8217;a suggéré l&#8217;autre ou ce qu&#8217;ils ont convenu – aimer lire doucement, cela, à la <a href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/2012/03/02/un-grillage-sur-la-mer/" target="_blank">fin du texte qui s&#8217;est posé chez Franck Queyraud, maître flâneur, en hommage au vieil homme, celui de la mer, et à la traduction par François Bon</a>, maintenant interdite d&#8217;accès  : <em>Et comme dans le rêve du vieil homme, le roi des lions, le plus grand des lions, nous chassa de la plage, nous renvoya de l’autre côté du grillage et de la toile, qu’il referma et répara pour qu’il tienne encore vingt ans. Mais quelque chose du poisson s’était enfui dans l’intervalle, et libre nageait quelque part dans notre mer sans grillage, près de nos plages sans lion, s’amusant à échapper aux requins et à faire rêver un vieil homme, </em>et se dire qu&#8217;il n&#8217;est pas sincère ou se trompe quand il affirme, chez L. Sarah Dubas <em>je ne suis plus un poète, la poésie ne veut plus de moi, </em>parce que ce n&#8217;est pas seulement dans le chant de la mer en nous que se tient la poésie de ces phrases.</p>
<p><em>Elle se dit : l&#8217;est jeune, plus que moi – a fait, plus que moi – a l&#8217;oeil affûté, indulgent sans faiblesse – programme et plie les mots à son but, ou cache victorieusement sa bagarre, comme un bon artisan, si bon que créateur, et vit au pays de pierres claires et de pentes d&#8217;ardoises bleues – et je ne sais pas qui il est, juste ce qu&#8217;il donne, et c&#8217;est très bien ainsi.</em></p>
<h3><em>Les autres échanges de ce mois d&#8217;octobre :</em></h3>
<p>Jean-Marc Undriener <a href="http://www.fibrillations.net/">http://www.fibrillations.net/</a> et L.Sarah-Dubas <a href="http://lsarahdubas.over-blog.com/">http://lsarahdubas.over-blog.com/</a><br />
Yoxigen <a href="http://yoxigen.blogspot.fr/">http://yoxigen.blogspot.fr/</a> et Poivert <a href="http://gadinsetboutsdeficelles.blogspot.fr/">http://gadinsetboutsdeficelles.blogspot.fr/</a><br />
Sabine Normand <a href="http://tasvouluvoirlamer.midiblogs.com/">http://tasvouluvoirlamer.midiblogs.com/</a> et Pierre Ménard <a href="http://www.liminaire.fr/">http://www.liminaire.fr/</a><br />
Chez Jeanne <a href="http://www.babelibellus.fr/">http://www.babelibellus.fr/</a> et Jérôme Fandor <a href="http://archeosf.blogspot.fr/">http://archeosf.blogspot.fr/</a><br />
Gilles Bertin <a href="http://www.lignesdevie.com/">http://www.lignesdevie.com/</a> et Christophe Sanchez <a href="http://www.fut-il.net/">http://www.fut-il.net/</a><br />
Sabine Huynh <a href="https://www.sabinehuynh.com/id35.html">https://www.sabinehuynh.com/id35.html</a> et Jean-Yves Fick <a href="http://jeanyvesfick.wordpress.com/">http://jeanyvesfick.wordpress.com/</a><br />
Virginie Gautier <a href="http://www.virginiegautier.com/">http://www.virginiegautier.com/</a> et Anne Savelli <a href="http://www.fenetresopenspace.blogspot.fr/">http://www.fenetresopenspace.blogspot.fr/</a><br />
François Bon <a href="http://www.tierslivre.net/">http://www.tierslivre.net/</a> et Arnaud Maïsetti <a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?mot139">http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?mot139</a><br />
Anne-Charlotte <a href="http://feenmarges.blogspot.fr/">http://feenmarges.blogspot.fr/</a> et Camille Philibert-Rossignol <a href="http://camillephi.blogspot.fr/">http://camillephi.blogspot.fr/</a><br />
Eve de Laudec <a href="http://evedelaudec.fr/cooperations/les-vases-communicants/index.php">http://evedelaudec.fr/cooperations/les-vases-communicants/index.php</a> et Euonimus-Blue <a href="http://polymorphiesduquotidien.blogspot.fr/">http://polymorphiesduquotidien.blogspot.f</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/10/05/tentative-de-rencontre-par-brigetoun/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Remise en jambes</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/17/remise-en-jambes/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/17/remise-en-jambes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 18:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[rituel]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=850</guid>
		<description><![CDATA[Avant de me lancer à corps perdu dans la véritable préparation et l’écriture de Trois cœurs en fusion, j’ai à mon programme l’écriture d’une nouvelle, pour un recueil collectif (papier) et peut-être pourquoi pas pour d’autres utilisations.
Quatre contraintes dans ce projet :
- d’abord l’univers, qui doit rester celui du roman policier ou de la nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.flickr.com/photos/yashna13/5618769814/"><img title="Fall into darkness" src="http://farm6.staticflickr.com/5227/5618769814_389c82cddb_d.jpg" alt="Fall into darkness" width="500" height="341" /></a><p class="wp-caption-text">Fall into darkness, Yashna M</p></div>
<p>Avant de me lancer à corps perdu dans la véritable préparation et l’écriture de <strong><em>Trois cœurs en fusion</em></strong>, j’ai à mon programme l’écriture d’une nouvelle, pour un recueil collectif (papier) et peut-être pourquoi pas pour d’autres utilisations.</p>
<p>Quatre contraintes dans ce projet :</p>
<p style="padding-left: 30px">- d’abord <em>l’univers</em>, qui doit rester celui du roman policier ou de la nouvelle noire ;</p>
<p style="padding-left: 30px">- ensuite le <em>format</em>, 35000 signes maximum, soit toute proportion gardée, l’équivalent d’un dixième de mon premier roman (une trentaine de pages une fois imprimé) ;</p>
<p style="padding-left: 30px">- le <em>cadre géographique de l’action</em> est circonscrit à deux départements de la métropole ;</p>
<p style="padding-left: 30px">- enfin, mais ce n’est pas la moindre des contraintes, <em>l’utilisation d’un personnage déterminé</em>, en tant qu’acteur principal ou secondaire, et dont la description, essentiellement physique, tient en trois lignes.</p>
<p>Pour la première fois, je m’attaque à une nouvelle de cette ampleur, une commande de surcroît. L’enjeu est donc de taille. Comme pour tout texte conséquent, il n’est pas question de partir à l’aveugle, fleur au fusil, et de voir où tout cela m’emmène. Ces expériences seront réservées pour plus tard, lorsque je pourrais à l’écriture consacrer des parts significatives de journées et de semaines.</p>
<p>Un mini-roman se prépare donc. Sur la feuille qui sert d’esquisse, la succession des séquences jusqu’au dénouement final, celui qui doit surprendre, les idées à creuser, les questions que se poseront les lecteurs et auxquelles le récit devra répondre. Un beau fouillis, plus de questions que de réponses, mais suffisamment de matière pour se lancer. L’inspiration connaît désormais son terrain d’aventure, elle n’a plus qu’à la laisser prendre possession de ce pré. Au début, ce sera rapide, l’approche est pensée depuis longtemps, c’est au cœur de la nouvelle, lorsqu’il s’agira de répondre aux questions les plus engageantes, qu’il faudra avancer avec prudence. Cinq séances d’écriture intense en perspective, une ou deux de correction, une douzaine d’heures au total pour arriver à un résultat convenable.</p>
<p>Et si le procédé pour la chute reste largement usité, cette nouvelle ne pourrait bien n’être qu’un jeu d’ombres, rampe de lancement pour l’écriture d’un roman à part entière. J’ai décidemment beaucoup de mal à laisser mes histoires <em>se clore</em>…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/17/remise-en-jambes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jusqu&#8217;à ce point de convergence, par Michel Brosseau</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/07/jusqua-ce-point-de-convergence-par-michel-brosseau/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/07/jusqua-ce-point-de-convergence-par-michel-brosseau/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2012 00:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vases communicants]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Brosseau]]></category>
		<category><![CDATA[vases communicants]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=843</guid>
		<description><![CDATA[Vase communicant un peu particulier : j&#8217;accueille Michel Brosseau, auteur de polars, et quasi voisin. Autant de points de convergence pour un échange de textes l&#8217;un chez l&#8217;autre, comme il est de tradition le premier vendredi de chaque mois. C&#8217;est donc à chat perché, chez lui, que vous trouverez Sur l&#8217;autre rive, le pendant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/2012/08/liste-des-vases-communicants-en.html" target="_blank">Vase communicant</a> un peu particulier : j&#8217;accueille Michel Brosseau, auteur de polars, et quasi voisin. Autant de points de convergence pour un échange de textes l&#8217;un chez l&#8217;autre, comme il est de tradition le premier vendredi de chaque mois. C&#8217;est donc <a href="http://www.xn--chatperch-p1a2i.net/spip/" target="_blank">à chat perché</a>, chez lui, que vous trouverez </em><em><strong>Sur l&#8217;autre rive</strong>, le pendant de son texte qu&#8217;il m&#8217;a fait l&#8217;honneur et le plaisir de déposer ici.</em></p>
<p><a href="https://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=en&amp;geocode=&amp;q=Lyc%C3%A9e+Marguerite+de+Navarre,+50+Rue+Vauvert,+Bourges&amp;aq=0&amp;oq=bourges,+ly&amp;sll=47.643967,1.590573&amp;sspn=3.656709,6.657715&amp;ie=UTF8&amp;hq=Lyc%C3%A9e+Marguerite+de+Navarre,&amp;hnear=50+Rue+de+Vauvert,+18000+Bourges,+Cher,+Centre&amp;t=m&amp;layer=c&amp;cbll=47.081316,2.381502&amp;panoid=mFx4APDUGEShtKzcbDYrlg&amp;cbp=13,316.94,,0,0&amp;ll=47.080307,2.38149&amp;spn=0.003507,0.00912&amp;z=16">PS : En raison de difficultés techniques, je n&#8217;ai pas réussi à afficher la vue de Google Street View que Michel m&#8217;a fait parvenir. Vous pouvez cependant la consulter en cliquant ici.</a></p>
<p>Il ne s’est rien passé, avant. Une altercation. Rien de bien grave à ce qu’il semble. Une histoire de bonnet. Un bonnet de marque, soit, mais un bonnet. Gucci. Ça tout le monde en est sûr. Un bonnet Gucci. Valeur d’environ 20 euros. Voilà du solide, du concret, du certain. C’est la pause de midi quand tout arrive. Quand on est lycéen, on n’a souvent qu’une heure pour manger. Ou même cinquante-cinq minutes. On se dépêche d’aller au self pour pas trop faire la queue. Eux deux sont sortis du lycée. Pas pour aller manger un kebab. Autour des pavillons un peu vieillots avec jardinets, des arbres qui ont eu le temps de grandir. Un quartier tranquille, comme on aime à dire, mais rien pour aller manger un sandwich. C’est encore la ville mais déjà à l’écart. Ils sont sortis du lycée par le portail gris, ont laissé les bâtiments tout blancs derrière eux. Le décor s’offre à l’écran. En dit un peu plus que les mots des journaux. Les articles sont là eux aussi sur l’écran. D’une fenêtre à l’autre. Des mots au décor, du décor aux mots. Ils ont franchi le portail, remonté la rue sur la gauche pendant une cinquantaine de mètres. Ça aussi une certitude, cinquante mètres à peu près. On pourrait mesurer plus précis mais ça n’apporterait rien. Pas plus que la couleur du bonnet. De l’autre côté de la rue il y a la façade de l’internat. Avec dans la pierre l’inscription qui ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui : internat du lycée de jeunes filles. Autre époque. Ils n’y font plus attention. N’y ont peut-être jamais fait attention à l’inscription. Ou ils en ont rigolé. Imaginé toutes ces filles derrière ces murs. Du temps de leurs parents l’inscription n’avait sans doute déjà plus de sens. Et pas sûr que leurs parents soient passés par le lycée. Tout ça c’est d’avant. Un autre monde. Un monde lointain. Eux ils longent le mur pour aller au parking. Peut-être pas même in coup d’œil. Pas la première fois qu’ils se retrouvent au parking. Se sont déjà embrouillés à cause du bonnet. La semaine d’avant. Le sang chaud tous les deux. Une histoire de caractères ce qui s’est passé. L’explication est simple. Et chacun peut greffer ce qu’il souhaite. De jeunesse, de vitalité ou d’exotisme. Le sang chaud. Un qui les connaissait l’a dit aux journalistes. Un qui <em>les</em> <em>connaissait</em>. De quoi comment on n’en sait rien mais voilà il a parlé. En faire un point d’honneur, il ajoute. Un point d’honneur de récupérer le bonnet. De le garder, de pas céder. Pas qu’une histoire de caractères. Du code aussi, de la vie sociale. Le regard des autres. La place qu’on occupe. En cours de philo ils ont peut-être parlé de nature et de culture. Qu’ils en aient ou pas entendu parler ne change rien à ce qui s’est passé. Ou plutôt qu’ils en aient entendu parler n’empêchera rien. Pas que la mécanique en jeu soient situées hors des mots. Au contraire. Cette mécanique-là passe aussi par les mots. S’y enracine. Je te prends ton bonnet. Tu me le prêtes. Et s’il était à moi maintenant ? Ce sont d’abord des mots. Des mots de gosse. Des mots pour gamineries. Un geste peut-être. Une main qui se referme sur le bonnet. Une main qui s’éloigne. Un bras qui se lève. C’est trophée qu’on brandit. Et puis le regard. Ce qu’il dit. Ce qu’il nie. Ce qu’on croit y lire. Ce qu’on y place. C’est provocation. C’est se mesurer. Ou alors une histoire de thunes. Et les gestes et les mots. Qu’il faut tenir parole, payer la somme convenue. Vingtaine d’euros. Les journaux disent ça, une histoire de thunes. Pour ça que le couteau, les coups avec. Un troisième l’aurait fourni. Couteau jeté dans le canal du Berry après avoir frappé. Combien de coups on ne sait pas encore. Ni combien ni où. Mais jeté dans le canal. En gros une heure de marche depuis le lycée. Aller jeter le couteau. Passer par le lycée. Traverser la cour. Rejoindre un bâtiment. Une porte qui s’ouvre. L’idée de se planquer dans une salle de cours. En sécurité. Lieu connu. Comme en dehors du monde. S’asseoir parmi n’avoir plus rien à décider. Continuer. Un prof qui sort voir ce qui se passe. Personne. Ça arrive de temps en temps des plaisantins qui ouvrent une porte et pfuit partent en courant. Mais là des traces de sang. Pas vague déconnade. Autre chose. L’irruption d’autre chose. Quelqu’un dans les couloirs qui laissent des traces de sang. Il y a l’administration qu’on prévient. Un coup de portable. Un élève qu’on envoie. Comment on a découvert le corps au parking, les journaux ne le disent pas. L’alarme avait peut-être déjà été donnée quand dans le couloir. Flics et pompiers autour du corps aux coups de couteau. Le jeter le couteau. Avoir pensé au canal. En avoir fait quoi du couteau pendant que dans les couloirs du lycée ? Glissé dans une poche en sentir le contact. Et ce sang, traces qu’on laisse. Sur les mains, les vêtements. Lady Macbeth ça lui dit quoi ?  Passer aux toilettes. Rincer. L’envie de vomir ou pas. Et comment on se regarde dans la glace. Quitter l’enceinte du lycée. Voix des profs dans les couloirs. CD des cours de langues. Rejoindre le canal. Pas grand monde ? Des promeneurs de début d’après-midi ? Balancer le couteau à l’abri des regards. Le bruit qu’il fait en entrant dans l’eau. Pas si loin le temps des ricochets. D’abord se débarrasser du couteau puis se décider à partir. Quitter la ville. Il aurait été plus simple de s’enfuir tout de suite. Le couteau dans une bouche d’égout. Seulement alors penser à fuir. S’en aller loin. C’est revenir sur ses pas. Ligne droite. Boulevard Auger. Boulevard de la république. La gare. Pas de bol. De ces lieux que font surveiller les flics. S’y faire serrer. On a interrogé des témoins entre temps. On sait la tension entre eux deux. L’histoire du bonnet. Et puis absent au premier cours de l’après-midi. S’il avait cours. Il marche jusqu’à la gare. Prend le bus ? Ce qui se passe à la gare les journaux n’en disent rien. Ce qu’il dit. S’il tente de s’enfuir. Si ça se passe dans le hall ou sur un quai on n’en sait rien. À moins que dans un passage souterrain. Repéré pendant son trajet du canal à la gare ? Le moment où comprendre. Savoir que c’est fini. Repérer un flic. Si ça se passe dans un regard. Ou une voix qui lance un ordre. Ou l’évidence des corps qui bloquent tout passage, toute échappée. Comprendre qu’on n’ira pas plus loin. De toute façon, loin on y est déjà allé. Mais qu’on n’échappera pas à ça. À ça non plus. L’étau qui se resserre. Le filet qui s’abat. On a des expressions. Pas sûr qu’elles disent grand-chose de ce qui se passe à ce moment-là. Se heurter à un mur ? Et ce qui se passe dans le corps. Si le corps se tend. Ou si relâche. Et les menottes. Et comment on vous pousse dans la voiture. Dos courbe tête penchée, ne pas cogner la tête. Les curieux qu’on éloigne. Les coups de sirène aux carrefours. Connaître ce qui défile. Voir quoi ? Moteur qui braille. Se dire qu’une part de mise en scène. Ou se dire comme dans les films. Ou ne plus pouvoir remonter jusqu’aux mots. En deçà du silence. Et toute la douleur à tenter de remonter vers. Vers quelle surface on n’en sait rien. Ni de quoi c’est fait dans quoi on est et dont on voudrait tant s’extraire. Entendre la radio dans la bagnole des flics. Ce qui s’y dit. Même l’anodin des patrouilles qui continuent. Ce sera ensuite les questions. Déterminer : avoir voulu ne pas avoir voulu tuer. Tout se tient dans les mots. Ceux de ses réponses. Puis ceux du rapport d’autopsie. Homicide volontaire. Trente ans. Ce qu’il risque. Le gars mort au bloc opératoire. Ça il n’en sait rien encore. Il y a eu les pompiers, les flics. Des sirènes. Un brancard. Des journalistes. Mais plus tard seulement. Ils se sont mis devant le lycée. Pas devant le parking. Pas devant le mur du lycée pour jeunes filles. Ont choisi un arrière-plan identifiable. C’est d’aujourd’hui qu’on parle. Alors que ça ressemble à aujourd’hui derrière. Les mots ils les ont. Sont venus avec. Les emmènent partout avec eux. Émotion. Incompréhension. Chape de plomb. Abasourdis. Vif émoi. Sans problème. Bien coté. Tranquille. Déploient leurs mots. En recouvrent le passé qui palpite encore. C’est plus tard qu’on saura combien de coups. Et quelle artère. Et combien de mis en examen et pour quoi. Quelques certitudes. Toutes minces. Toutes fragiles. Qu’un litige. L’auteur des actes. La victime. Une transaction. Des vêtements. Une vingtaine d’euros. Mais cet écart avec le prix d’un tel bonnet. <a href="http://www.gucci.com/fr/styles/2947314G2061066">95 euros</a> le premier prix. Casier judiciaire vierge. Maintenant ce sont les mots des juges. Chacun les siens de mots. Ceux de la fiction, il y aurait à les déployer. Du noir où l’énigme serait le tracé du chemin qui conduit à la mort, et comment on s’y engage sur ce chemin, comment on le parcours jusqu’à ce point de convergence où donner la mort, la recevoir. Il faudrait plus de lignes qu’ici. Il faudrait présenter les acteurs. Deux élèves du lycée, chacun d’une classe différente. Série générale. Série scientifique. On pourrait jouer là-dessus, prendre le lecteur à ses clichés. Que c’est pas celui qu’on attend qui. Mais ça n’avancerait à rien. Et on joue pas avec ces choses-là. Il y aurait la rencontre initiale, l’avant de chacun, l’entourage, et l’enchaînement des faits, du début de l’embrouille jusqu’au moment où l’un se décide à aller demander le couteau. D’aller rencontrer le gars qui peut le filer. Trouver les mots pour lui demander. Un coup de portable, un message. Lieu de rendez-vous donné. Et quand. Peu de temps avant d’aller se friter ou juste avant. Ce qu’on en fait du couteau en attendant. L’avoir en poche. Savoir quels vêtements. Combien de fois vérifier des doigts s’il est là. S’assurer qu’on ne le devine pas au travers du tissu. Ou s’assurer qu’on voit bien sa forme (tout dépend du vêtement), ou le laisser dépasser un peu, qu’on comprenne ce qu’il y a là de planqué sans l’être et menace. L’avoir mis là pour faire peur, sans avoir à le sortir qu’il soit vu et qu’on comprenne en face que ça rigole plus, qu’on passe à un autre plan, et comme personne n’a envie en fait d’en arriver là, qu’il le rende le bonnet, ou qu’il la file la thune. Un Gucci c’est un Gucci, tu comprends. Il y a les mots qu’on se dit. Et ceux qu’on dit aux autres. Ou on n’en parle pas. On boit un peu avant d’y aller. Ou on s’en fume un petit. La bouteille laissée au casier dans le hall, ou bien dans le sac avec les cours. Le bout de shit en poche. Ou se dire qu’il faut assurer. Après, oui, mais pas avant. Assurer. Il y a la démarche qu’on prend pour aller au rencart. Où on les met ses mains. Si on touche le manche du couteau ou pas. Et avant, comment on l’a posé en paume le couteau. Quand j’étais collégien ou lycéen on disait lame. On disait cran. Ceux qui les avaient c’était pour faire peur. Pas un qui s’en soit servi. Les nunchakus, oui. Des matraques faites maison aussi. Et puis des chaînes de vélo. C’était ça l’attirail pour les bastons. Et les bombes lacrymos aussi. S’être toujours tenu à l’écart. Pas le goût ni la force pour. Des motifs débiles de baston c’était pas ce qui manquait. Pas une question d’époque. Ce serait trop simple. Même si d’autres histoires ailleurs. Au-dedans de chacun que se fait la bascule. Ou pas. Simenon en écho. Type ordinaire qui va jusqu’au bout de lui-même. Et si c’est ça qu’on a tous au bout de nous-mêmes, de donner la mort. Et s’interroger sur la violence que génère l’école. Ce qu’il y a en elle de confrontations, de symboles qui font mal. Ça aussi ça serait à creuser. Mais revenir à la lame. Peut-être pas la même chose d’avoir son propre couteau ou d’en emprunter un. Avoir eu le temps de s’y habituer. Appris à s’en méfier. Compris ce dont l’objet était capable. Jusqu’où pouvait vous emmener. L’avoir soupesé, en avoir testé l’équilibre au creux de la main. L’avoir mis à distance. Il faudrait s’acheminer lentement jusqu’au déploiement de la violence. Parce que le regard qu’il a eu. Les mots qu’il a employés en face. Qu’il ait touché là où ça fait mal. Là où personne n’a le droit d’atteindre. Où personne avant ne s’était permis. Ou alors il y a longtemps. Et trop souvent. Et que là ça revienne alors qu’on croyait ça fini. À moins que ce soit le regard qu’on pose sur l’autre. Les mots que soi on prononce. Qu’on s’enferme. Qu’on s’enferre. Et que trop tard, on a lancé la machine. À moins que tout ait tenu à qui le premier a su engager la machine à verbe. À l’eau les phrases qu’on avait préparées. Et qu’on croyait que ça suffirait. Toujours des mots. Ceux au copain à qui on a dit que non, on préférait y aller seul. Et qu’on regrette peut-être maintenant. Que c’était entre soi et lui. Mais s’il avait été là. Ce qu’il aurait fait. Ce qu’il aurait dit. Tout cet horizon des possibles désormais clos. Et toutes les phrases en tête pour se rassurer. Et le silence devant ses mains à lui en face. Son corps quand il s’approche. Ou comment il se redresse quand il vous voit arriver. Parce qu’il était là avant. Ou comment on marche côte à côte jusqu’au parking. Une cinquantaine de mètres. On s’est donné rendez-vous pour régler ça par une baston. On a fini les cours à la même heure. Pris le couteau impressionner qu’il laisse tomber. Qu’il le refile ce putain de bonnet. Un Gucci. Il sort quoi des bouches, d’insultes, de menaces, de moqueries de provocations, d’appels à la raison ? Et il est où le bonnet ? Il a peut-être poussé la provoc jusqu’à le porter l’autre en face ? Un Gucci. C’est pas n’importe quoi un Gucci. Parce qu’il y a ça aussi, les cinq lettres, la consonance italienne, la marque, la mode. Il y a du rêve. Du rêve vendu. Du rêve qu’on accapare. Et toute la violence qui s’en dégage du rêve. Qui s’organise autour. Les premiers coups qui font mal. S’écarter sortir la lame et s’approcher. Ou la lame sortie d’emblée. Et la peur. Et si on vise avant de frapper. Ou si on frappe pour le faire taire. Et tout ce qui travaille au ventre. De rage d’angoisse et d’envie d’en finir. Tout ce qui s’arrête dans la tête. Si encore des mots. Ou bien plus rien. Et si on pleure. Et si on le garde en main le couteau. Si on le glisse dans une poche. Si on se retourne vers le corps. Ce qu’on voit. Des arbustes autour. De l’herbe et du bitume. La façade grise du lycée des jeunes filles. Et le gars allongé. Celui qui va mourir pour un Gucci.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/09/07/jusqua-ce-point-de-convergence-par-michel-brosseau/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est la rentrée&#8230;</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/30/cest-la-rentree/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/30/cest-la-rentree/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Aug 2012 17:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[L'affaire des Jumeaux de Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[Trois coeurs en fusion]]></category>
		<category><![CDATA[Un dollar le baril]]></category>
		<category><![CDATA[Vie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[L'affaire des jumeaux de Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=834</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;avais l&#8217;année dernière fait un petit état des lieux de rentrée, à l&#8217;orée de la sortie de mon premier roman, L&#8217;affaire des Jumeaux de Bourges. Il était donc tentant de renouveler l&#8217;exercice,  question de mesurer le chemin parcouru, histoire de tracer aussi les grandes lignes de l&#8217;année qui vient.

L&#8217;affaire des jumeaux de Bourges
J&#8217;avais beaucoup d&#8217;espoirs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais l&#8217;année dernière fait un petit état des lieux de rentrée, à l&#8217;orée de la sortie de mon premier roman, L&#8217;affaire des Jumeaux de Bourges. Il était donc tentant de renouveler l&#8217;exercice,  question de mesurer le chemin parcouru, histoire de tracer aussi les grandes lignes de l&#8217;année qui vient.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://farm8.staticflickr.com/7151/6546142215_25f51b972d_n_d.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<h3>L&#8217;affaire des jumeaux de Bourges</h3>
<p>J&#8217;avais beaucoup d&#8217;espoirs, à la sortie du livre, mi-octobre, et celui notamment de faire mon apprentissage d&#8217;écrivain passant par la case publication pour la première fois. Les débuts ont été difficiles, les séances de dédicaces et les salons sont <a href="http://http://christopherselac.livreaucentre.fr/2011/10/23/il-faut-un-debut-a-tout-ma-premiere-dedicace/" target="_blank">des exercices particuliers,</a> avec des résultats contrastés. Le meilleur bilan reste cependant <a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/livres/laffaire-des-jumeaux-de-bourges/" target="_blank">l&#8217;accueil des lecteurs et de la critique</a> : il est unanimement bon, et les ventes ont suivi, la première édition se faisant rare en librairie (tirage initial 700 exemplaires).</p>
<p>Que va-t-il se passer cette année ? Pour le moment, mon éditeur n&#8217;envisage pas de réimpression, tant qu&#8217;il reste des exemplaires en circulation. Pour l&#8217;instant, pas de calendrier des salons ni de nouvelles séances de dédicaces prévues pour la fin de l&#8217;année&#8230; Je vais essayer de caler tout cela dans les prochains jours ou les prochaines semaines, sans certitudes toutefois.</p>
<p>Cela n&#8217;engage que moi, mais j&#8217;ai la conviction que l&#8217;avenir de ce premier roman passe d&#8217;abord et avant tout par le devenir du deuxième&#8230;</p>
<h3>Un dollar le baril</h3>
<p>Un an à la recherche d&#8217;un éditeur ! Quelques refus rapides, bien sûr, <a href="http://chermedia.com/2012/08/22/de-lautre-cote-du-livre-chapitre-29-ceci-nest-pas-un-refus-enfin-presque/" target="_blank">des réponses attendues longtemps et finalement arrivées</a>, d&#8217;autres décisions qui demandent de la patience, et quelques envois réguliers vers de nouvelles maisons&#8230;</p>
<p>Je ne désespère pas. Évidemment, pour une publication en 2012, et même au premier semestre 2013, c&#8217;est fortement compromis, d&#8217;autant plus que l&#8217;éditeur qui franchira le pas demandera probablement des modifications, et aura son programme déjà établi sur de longs mois.</p>
<p>Ce sera donc pour la rentrée 2013, ou pour les premiers jours de 2014. Il faut faire avec. A l&#8217;occasion des discussions autour de la littérature, mes lecteurs me font souvent remarquer qu&#8217;il est long et difficile d&#8217;écrire un roman. Ce n&#8217;est pas faux. Mais à côté de trouver une maison pour accueillir vos textes, c&#8217;est du gâteau.</p>
<p>Patience donc. Je reste persuadé que ce livre changera ma vie (déclaration devant témoins de juin 2008), mais ce n&#8217;est pas pour tout de suite.</p>
<h3>Trois cœurs en fusion</h3>
<p>Ce troisième roman mûrit doucement, son contour s&#8217;affine à mesure que la documentation s&#8217;enrichit, que <a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/2011/04/11/trois-coeurs-en-fusion-ouverture/" target="_blank">je déroule lentement la pelote de l&#8217;idée originelle</a>. Cet hiver, sans doute, je débuterai l&#8217;écriture. Je sais désormais comment il devrait commencer. Mais j&#8217;ai encore beaucoup de chemin à faire avant même de m&#8217;y lancer. Il me faudra du temps, de la sérénité. Même si je le veux plus court que les deux premiers, j&#8217;aurai besoin de plus d&#8217;attention, à tout, au moindre détail. Je m&#8217;aventure sur des chemins étranges et étrangers. Je n&#8217;aurai pas fini l&#8217;été prochain, sauf grande surprise.  Mais les choses sérieuses commenceront en cette fin d&#8217;année.</p>
<h3>Une nouvelle&#8230;</h3>
<p>C&#8217;est un projet de l&#8217;éditeur de mon premier roman, un recueil collectif de nouvelles noires. 30 à 35000 signes chacune, à rendre pour décembre au plus tard. Tout est prêt, je n&#8217;ai plus qu&#8217;à passer à la table d&#8217;écriture pour concrétiser ma participation. Fin septembre, tout devrait être terminé.</p>
<h3>Un nouvel espace&#8230;</h3>
<p>Je suis à l&#8217;étroit ici, et j&#8217;ai besoin surtout de mieux exploiter les possibilités techniques et esthétiques de l&#8217;Internet 2.0 et des systèmes de gestion de contenu. J&#8217;ai réservé plusieurs noms de domaine il y a quelques mois. J&#8217;effectue des essais de temps à autre. En début d&#8217;année, quelques semaines avant peut-être, un nouvel espace verra le jour et prendra le relais de celui-ci.</p>
<h3>Beaucoup de choses vont changer, donc&#8230;</h3>
<p>2012 &#8211; 2013 devrait donc être une année chargée, une année de la confirmation aussi, du moins je l&#8217;espère. Rendez-vous tout au long de ces douze prochains mois pour suivre les avancées, et surtout vérifier que mes prédictions étaient justes. A très bientôt.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/30/cest-la-rentree/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;autre côté d&#8217;Arcachon</title>
		<link>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/08/de-lautre-cote-darcachon/</link>
		<comments>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/08/de-lautre-cote-darcachon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 12:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[arcachon]]></category>
		<category><![CDATA[cap-ferret]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[plage]]></category>
		<category><![CDATA[repos]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://christopherselac.livreaucentre.fr/?p=829</guid>
		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/christopher_selac/7739403540/in/photostream/"><img class="aligncenter" src="http://farm9.staticflickr.com/8281/7739403540_3bcc5a8527_z_d.jpg" alt="" width="475" height="356" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://christopherselac.livreaucentre.fr/2012/08/08/de-lautre-cote-darcachon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
